"L'Horloge" de Charles Baudelaire (1821-1867)

Pour commencer ce blog,je souhaitais avant de poster mes propres créations poètiques, publier un poème du poète que je considére parmi les meilleurs n'ayant jamais existé. Charles Baudelaire est l'un des premiers poètes modernes et symbolistes. Qualifié de poète maudit, ces écrits nous transportent dans des états de mélancolie, de rêve, de désir de voyage. Il est rendu célébre par son Spleen.Son oeuvre majeure les "Fleurs du Mal"(1857-1861-1868), est un recueil poétique précurseur de la modernité poétique.

LXXXV


L'Horloge


Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi ! prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente ; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »
"L'Horloge" de Charles Baudelaire (1821-1867)

# Posted on Sunday, 18 October 2009 at 10:30 AM

Edited on Friday, 30 October 2009 at 8:49 AM

Poème n°1

Songerie


Il existe au dessus des nuages,un pays,
Sans une faille,non limité,
Explorant le gouffre de l'infini,
Ne s'accoutumant à aucune autre beauté.


Fantasmagorique,sont, du poète les rêveries,
Sur ce lieu,des conflits,préservé,
Tout homme peut y élever ici son esprit,
Dans la magnificence et la volupté.


Personne ne peut décrire cet ailleurs par le récit,
De cette mer de nuage contemplé,
Par le voyageur sur son rocher assis.


Chacun cherche l'Eden à sa porte,
Mais c'est dans notre coeur,qu'apparaissent les vibrations fortes,
Qui permettent de nous offrir les vision du Paradis.
Poème n°1

# Posted on Monday, 19 October 2009 at 12:52 PM

Edited on Friday, 30 October 2009 at 8:49 AM

Poème en prose

L'absinthe et l'opium


Jadis,le poète trouvait une puissante inspiration dans l'absinthe.Regardant la verdure trouble au fond du verre,apaisant l'esprit tourmenté et saturnien de l'artiste du Parnasse. Son troisième oeil,l'outil de sa vision céléste,recherchant l'harmonie dans l'Ennui et la montée aux Paradis Artificiels.
L'opium, ce merveilleux fruit du Pavot, dédoublait la vison artistique de la banalité écrasante et sans attraits. L'évasion dans le rêve, la fuite dans le voyage, les fondements de la vie de Bohème, repoussait au plus loin les bornes des obstacles au point lointain de l'éternité; augmentant les sensations de la simplicité morne et monotone, si mélancolique...
Poème en prose

# Posted on Monday, 19 October 2009 at 1:23 PM

Edited on Friday, 30 October 2009 at 8:49 AM

Arthur Rimbaud(1854-1891)

Arthur Rimbaud(Jean Nicolas Arthur Rimbaud) fut un poète prodige. Il naquit le 20 octobre 1854 à Charleville dans les Ardennes . Il ne connu que très peu son père. Deuxième enfant d'une famille qui en contra cinq dont une soeur décédée à l'âge de quelques mois. Rimbaud était doué en latin. Il composa ses premiers vers à l'âge de 14 ans. Il se lie d'amitié en 1870 avec Georges Izambard son professeur, qui lui prête des ouvrages de Victor Hugo car le jeune Rimbaud s'était reconnu poète. Il s'oriente vers le Parnasse dont le chef de file est Théodore de Banville et envoie ensuite ses premières poèmes au Parnasse Contemporain qui l'intitie à la poèsie. Rimbaud qui a l'esprit ailleur qu'a Charleville veut rejoindre Paris et il y fugue pour la première fois. Il y refugue ensuite en 1871 au même moment que la Commune après avoir refusé de retourner au lycée où pourtant il était un brillant éléve. Il se paye son billet en revendant sa montre . Il correspond ensuite dans la même année avec le poète saturnien Paul Verlaine après son retour à Charleville. Verlaine l'appelle à Paris où il débarque chez le poète en septembre 1871.Rimbaud se lie ensuite avec Verlaine de 1871 à 1873, dans une relation tumultueuse. Ce qui provoquera la demande de divorce de madame Verlaine alors jeune mère. Rimbaud et Verlaine vont à Londres où après une violente dispute Verlaine laisse Rimbaud sur place,sans ressource. Il le retrouve à Bruxelles, où il commence à se lasser de son compagnon. Après une violente dispute,Verlaine ivre(comme à son habitude) tire sur Rimbaud,sans grave séquelle. Verlaine est alors condamné à deux ans de prisons tandis que Rimbaud retourne à Roche où se trouve sa famille,où il commence la rédaction d'une Saison en Enfer. Il retrouvera Verlaine en 1875 en Bavière, qui souhaite se renoué avec lui. Rimbaud refuse . A cet époque,Rimbaud à déjà renoncé à la litterature. Il part ensuite dans divers voyage,en Europe,en Asie,en Afrique: où il fera du trafic.Il revient en France en 1891, où une tumeur au genou s'est déclaré. Il se fait amputé de la jambe droite à Marseille et retourne auprès de sa famille à Roche . Son cancer s'installe . Il décide de repartir à Marseille pour mourir. Selon sa soeur il aurait retrouvé la foi catholique pendant sa maladie. Il meurt le 10 novembre 1891, il avait 37 ans.

LES OEUVRES DE RIMBAUD

Poésies:
Les Illuminations(1872-1875)
Une Saisons en Enfer(1873)
Reliquaires(1891,posthumes)
Publication de son oeuvre compléte en 1895.
...
Voilà pour quelques unes des oeuvres de Arthur Rimbaud et pour une petite biographie du poète.
Pour plus d'information sur les voyages de Rimbaud
Un film sur Rimbaud et Verlaine est sorti au cinéma avec Léonardo Dicaprio: Rimbaud Verlaine
Pour finir cet article, je pourais ajouter, les néologismes que l'on doit à Rimbaud,càd les nouveaux mots inventés par Rimbaud tel que: abracadabrantesque,bleuïté,pioupiesque,nacreux...

"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs ;
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées,
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants." extrait du poème le Bateau Ivre(1871)
Arthur Rimbaud(1854-1891)

# Posted on Friday, 30 October 2009 at 8:37 AM

Un peu de volupté dans ce monde

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# Posted on Sunday, 06 December 2009 at 12:14 PM